... avant 1986 :

OTO

 1986 :

Sortie d'une compilation de groupes nancéens,
apparition de Double Nelson dans un slow sirupeux
et tabasco, "Michèle king size".
Premier concert aux sélections du Printemps de Bourges à Frouard (54) avec 4 morceaux et un bassiste, Pat.
Sélectionnés.....vite composer d'autres morceaux...
concerts dans la région et à Bourges de part le fait.


Catastrophe de Tchernobyl

1989 :

Départ de Pat, et enregistrement en duo du premier album "Ceux qui l'ont fait" dans le local de répète des "Excelsiors" et des "Suppositoires of love" à Metz avec le MCP aux manettes, Yves Wernert.
L'Oreille est Hardie à Poitiers (cf. Le Confort Moderne) investit dans la production de l'album qui sort sur le label de musique africaine Cobalt, parallèlement éditeur de Marquis de Sade et FFF.

Survol de Neptune par la sonde Voyager2. 


1992 :

Malgré plusieurs tentatives d'enregistrement avec un petit studio mobile, dans des granges, des apparts, à Marseille, dans les Landes, à domicile, la scoumoune persiste, du câble rongé par les rats jusqu'aux bandes qui se désagrègent dans les magnétos. Le deuxième album "Mange, Mange, Mange" est finalement enregistré au studio Gam à Waimes en Belgique, produit par le label Cobalt.

Ouverture d'Eurodisney

1993 :

Double Nelson mute en trio. Premier concert du bassiste Casimir Rebelo (formé sur le tas), au Sas de Delémont en Suisse.

Le jour même, mort de P. Bérégovoy

 1994 :

Composition et enregistrement de l'album "Des nouvelles du fond" dans un grenier près de Rennes, toujours sur le label Cobalt.
Le dernier disque avec le MCP aux manettes qui part pour des cieux plus cléments et du
boulot
Enregistrement de Lobi Traoré à Bamako (album Cobalt)

Découverte du Roentgenium (Rg), élément chimique de numéro atomique 111, au GSI de Darmstadt en Allemagne.

1996 :

Enregistrement sauvage dans une écurie en Ardèche d'un maxi
4 titres sobrement intitulé Double Nelson. Sortie simultanée en France (label Musidisc) et à New York (label Roomtone)

Tournée en Angleterre avec Stereolab.

Olivier Panis gagne le grand prix de Monaco

1997 :

Retour au studio Gam en Belgique pour l'enregistrement de l'album "le Grand Cornet" sorti derechef en France et aux USA sur les mêmes labels que l'album précédent

Deux mois dans le noir : résidence underground au club "Im Eimer" à Berlin.

Mort de l'artiste des abris bus et des panneaux giraudy
Victor Vasarely

 1999 :

Période sombre, enregistrement à la maison et à la force du poignet de l'album "Indoor" sorti sur le label Pandémonium de Marseille.

Mort de Stanley Kubrick

 2000 :

Pas de bug
mais départ du bassplayer pour des cieux plus cléments
et du boulot

2003 :

Composition et enregistrement de l'album "The so sorry spaceman, the so sick spaceman and the noisy shadow vs Double Nelson"
sur la scène du Magasin 4 à Bruxelles. Sortie sur le label AND (Achetez Nos Disques), société dont la responsabilité est limitée mais pas les moyens (Nancy)

La canicule fait des ravages et des heureux.

2004 :

Sortie du DVD "La somme des faits ne peut dépasser la quantité
du tout" (label AND), compilant des clips, du live,
et 2 courts-métrages réalisés par le charismatique dirigeant des Productions de l'Enclume, Mogalito H. Ramm : "Frutti Chester" et "Prépare toi à paraitre en enfer" (acteurs/musique : Double Nelson)

Découverte d'un astéroïde baptisé 2004 VD17, mesurant 500 mètres de long, d'une masse d'un milliard de tonnes, susceptible d'entrer en collision avec la terre le 4 mai 2102.

 2007 :

Composition et enregistrement de l'album
"Pousser la Voiture" sur la scène du "Magasin 4" à Bruxelles (autoproduit).
Création d'une pièce de théatre de science-fiction "Naguère les étoiles" avec le collectif Kinorev.

Invention de la bravitude.

2013 :

Composition et enregistrement de l'album "Un sentiment étrange"
à l'Hotel Lillebone à Nancy (autoproduit).

Aveux de Lance Armstrong au sujet de son dopage.

2014 :

Création d'une attraction pugiliste "R.I.N.G." (Recherches Intelligentes sur la Nouvelle Génétique) avec le collectif Kinorev.
Tout reste à faire...

Nabila est au niouf.

C'est quoi comme musique ?
On n'est pas dans la merde.
Darkswing/indusgroove deviant (sexy
), hypnotico/ultrabass/punkoïde (goûtu), electronoise/krautblues post indus (farceur va), souple mais tendu, foncé mais clair...
Plus de précisions, quoique, do you like that? Can, Suicide, Ali Farka Toure, The Melvins, Kraftwerk, Lightning Bolt, Donna Summer, Snakefinger, les films de sous-marin, Public Image Limited, Gill Scott Heron, David Lynch, Sepultura, Led Zep, Ween, les bars, Laibach, Oto, Nirvana, Hazil Adkins, la science-fiction, Les Zinzins de l'espace, The Supremes, Beastie Boys, Devo ...o yeah


et le live dans tout çà...

France, Suisse, Hollande, Belgique, Espagne, Allemagne, Autriche, Suède, Luxembourg, Italie (including Sicile, Sardaigne), Tchequie, Slovaquie, Angleterre, Hongrie .. plus de 2000 stations service ..

c'est la crise.


Live reports :
"PULSZ #2" - concert à St-Etienne
Double Nelson : pour halluciner des conduits auditifs.
Il est impossible de décrire cette musique pour la simple et bonne raison que Double Nelson est ... unique : ils réussissent à mixer l'avant-gardisme et le groove matinés d'une démarche industrielle pas piquée des hannetons.
Les compos ne sont pas des morceaux au sens de produit commercial calibré, nous ne sommes pas non plus dans la proposition de compos structurées par le rock ou la pop (avec refrains, ponts et transitions) mais dans l'univers de Double Nelson nous livrant des compos organiques en évolution constante, en création live dans nos ouïes. Ils ont ce don insensé qui consiste à nous faire pénétrer dans leur univers sans trop donner l'impression de savoir où ils vont : détrompez-vous ! Ils vous triturent les cellules auditives, vous manipulent les réminiscences cérébrales, vous achèvent bien les neurones afin de recomposer des échantillons sonores judicieusement malaxés-agencés-manufacturés et rien ne laisserait supposer la présence de la moindre séquence, le moindre logiciel, tant il y a de la vie et de l'humain !
En fait rares sont les groupes réussissant cette alchimie de l'avant-gardisme sonique et une jouissance indéniable à manier le collage sonore. On s'aventurerait bien à citer Skinny Puppy (époque "The last rights") et Tempsion, mais limiter la comparaison à deux groupes serait malhonnête, les collages visuels d'un Lynch donneraient une autre vision de ce groupe pour ce qui est de l'imaginaire délirant.
De toute façon (trop) rares sont les groupes comme Double Nelson à faire oublier la durée d'une composition, tant les structures musicales sont prévisibles chez certains ...
Proposer un blues électro-acoustique sans sample ridicule et dans une mouvance sound-design "c'est pô banal" comme dirait Jean-Pierre dans le film "Louise-Michel". Et ne vous arrêtez surtout pas à une première écoute : leur musique demande plus car elle ne se consomme pas.
Pour faire bref : un son énorme, un imaginaire hallucinant et des compos à secouer sa viande ... Que devrait demander le peuple ? sûrement pas du pain et des jeux mais Double Nelson !
Kokoro Gatari

METAL SICKNESS/webzine : concert à Douai
C'est dans l'hippodrome de Douai, scène nationale de théâtre de la ville, que le concert a lieu ; pas dans la grande salle (faut pas déconner non plus) mais quand même, ça fait plaisir de voir des genres de musiques extrêmes accueillis entre quatre murs au statut pas forcément synonyme de rock'n roll.
Arrivé en touriste, les battements électriques saturés de Double Nelson me happent, je pousse les (lourdes) portes de la salle et là, paf ! le choc. Non, la station Mir n'a pas été détruite ! Elle gît simplement au fond de l'océan indien avec à son bord deux astronautes oubliés de Mère Russie, et dans son module exigü, les survivants ont monté un groupe de rock fait de brics et de brocs avec tout un tas de machines esquintées, des guitares usées au son n'ayant plus grand chose à voir avec de la musique et une batterie branlante. Il fait chaud, l'éclairage est celui des lampes de secours, une atmosphère de démence domine. Le duo joue un rock pressurisé du bocal et hanté par les machines, un improbable bricolage indus aux beats acides et au groove lacif que vient tantôt attiser, tantôt tempérer la voix de Gaze. Sur scène Double Nelson cultive l'ambiguité, le spectateur est destabilisé par le flou entretenu entre le pré-enregistré et l'interprété : vocoders, instruments passés à l'octaveur et boîte à rythme viennent troubler les repères. À l'ambiguité des sons s'ajoute celle des corps, danse vicieuse du satyre au torse suant autours de sa ménade que ce huis-clos en papier-alu condamne à se confronter sensuellement sans jamais se consommer, jeu de traque, de fuite sur fond de tronçonneuses allumées et de riffs sauvages bourrinés jusqu'à plus soif. DN construit un univers très personnel et les points de comparaison manquent : ça tangue de l'électro à l'indus, ça lorgne méchamment sur le punk en chatouillant la noise, bref, un foutu bordel hautement recommandable aux tympans masochistes et un spectacle à part entière.
(Thib.)